01/08/2007

Poilu von Bouffi VS Le Roux IV - the final act (2/2)

Poilu von Bouffi VS Le Roux IV - the final act (2/2)

Fifi Brindacier intervint alors : « - Petite Madame, j’ai des relations. Un de mes amis possède quelques jets privés. Il pourrait sûrement en mettre un à notre disposition, si je le lui demandais ! - Merveilleux ! Je te revaudrai ça, petite rouquine ! » Toutes à leur joie, les deux nouvelles friends oublièrent pour quelques secondes le danger qui plainait sur leurs compagnons dans le Tyrol, et entamèrent une petite danse. « Bouge ton corps ! Moove your body and rise your hands under the light of the sky ! Mystic crisis…» Poilu parvint à joindre la police. Hélas, ce jour-là se déroulait le match de la coupe du monde Allemagne - Argentine. Impossible de faire se déplacer les forces de l’ordre. Le lapin avait beau leur expliquer qu’il en allait de la vie d’un jeune chat innocent, les schleus n’en avaient rigoureusement rien à foutre. En désespoir de cause, Krikri appelle les Nations Unies, où Koffi Annan lui répondit sans plus de diplomatie qu’ainsi que les casques bleus avaient mieux à faire de leur journée que de venir en aide à un félin noir et blanc qui n’avait sûrement jamais signé la moindre convention de Genève. Ce en quoi on ne pouvait pas raisonnablement lui donner tort. Le désespoir s’abattit résolument sur la troupe. « Jamais nous n’arriverons à temps ! », gémit le tonton de Largo. « Ne renonçons pas ! » C’était Krikri qui venait de parler de la sorte. Elle enchaîna derechef en ces termes précis : « Nous ne pouvons pas baisser les bras ! Largo a besoin de nous. Nous devons absolument empêcher le drame, et je sens au plus profond de moi qu’un espoir subsiste. Nous nous battrons, pour ceux que nous aimons, pour nos valeurs, pour notre fois en la justice. Nous avons déjà mis des psychopathes en déroute par le passé, et nous continuerons, car telle est notre quête sur cette terre. Acharnons-nous jusqu’au bout, pour Tit Chat, pour la paix parmi les hommes, pour l’Allemagne, ou l’Autriche, je sais jamais, bref pour le Tyrol ! Hiiiiiiiihaa ! » Galvanisés, nos héros reprirent aussitôt courage.

 

« Dis-moi, Largo, à quoi aimerais-tu jouer ? » Le chat recula instinctivement. Ses muscles se tendirent alors qu’imperceptiblement, ses griffes se dressaient. Son regarde s’aiguisa. Il commençait à comprendre dans quel horrible piège il était tombé. « Dis-moi, Largo, depuis combien de temps n’avons-nous plus joué à … attrape-le-chat ? Et que penserais-tu de la variante gore : attrape-le-chat-puis-éventre-le ? » Et le meurtrier brandit son couteau qui brilla de mille feux sous le soleil tyrolien…

 

Petite Madame et Fifi Brindacier s’apprêtaient à embarquer dans le jet mis à leur disposition sur le champ par l’ami de la rouquine. Nul ne savait ce que cette dernière avait dû promettre en retour, mais libre court à l’imagination de chacun, n’est-ce pas ? Elles gravissaient déjà les dernières marches de la passerelle à tout allure, lorsqu’une voix retentit derrière elles. « Attendez ! … » Derrick ! Mon dieu, c’était lui, en liberté, prêt à les agresser sauvagement comme de vulgaires pigeons ! Immédiatement, Petite Madame dégaina son arme, et mit l’Allemand en joue. « N’avancez plus, ou je tire ! » Mais Derrick, paisible, avançait. Ses yeux avaient perdu ce feu dévastateur qui y brûlait il n’y avait vraiment pas longtemps (Disons … deux ou trois heures… * Coup de théâtre inside *) « Je comprends votre réaction, Petite Madame. Mais écoutez-moi, de grâce… » Il avait l’air sincère. « D’accord, parlez, mais n’approchez pas ! », ordonna-t-elle. « Je ne m’approcherai pas, c’est inutile, et vous le savez, parfaitement inutile, oui, inutile. Bien. Où en étais-je ? Ah oui ! Ecoutez, je comprends que vous vous montriez méfiante, mais je vous jure que je me suis amandé. Cette folie qui m’animait ces derniers temps m’est passée comme elle m’était venue, sans qu’on n’en connaisse la raison. J’ai sur la conscience la mort d’un certain nombre de malheureux pigeons, mais le passé demeure le passé, vous en conviendrez. Que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre… » « - Moi je n’aime pas tellement la pêche. », lança Fifi. « Ces malheureux poissons qui n’ont rien demandé à personne, je trouve ça tellement cruel… » Petite Madame regarda sa compagne d’un air atterré. « - Fifi ? - Oui ? - Ta gueule… Poursuivez, inspecteur ! - Merci. Cette digression était parfaitement inutile, j’espère que vous en êtes conscientes, véritablement inutile. Mais soit. Au jour d’aujourd’hui, après tout le mal que j’ai fait, je désire à nouveau me mettre du côté de la justice. Il faut sauver Largo ! - Mais comment se fait-il qu’on vous ait relâché ? Votre peine n’est pas encore complètement purgée ! - Petite Madame, tuer les pigeons ne constitue pas un délit. Un avocat a trouvé cette faille pour me faire sortir de prison. » Pas con. Derrick marquait un point. Mais Petite Madame ne se laissait pas convaincre facilement. « Ecoutez, Derrick », dit-elle encore, « j’apprécie énormément votre retour du côté lumineux de la farce. Néanmoins… » Derrick comprit alors qu’il ne parviendrait pas à la persuader. Il se tourna alors vers Fifi Brindacier, qui profitait de ce moment de battement pour se limer les ongles. Il la dévisagea avec insistance. Lorsqu’elle s’en aperçut, Fifi arrêta net sa manucure, troublée. « Si je ne puis toucher votre cœur, Petite Madame », continua Derrick, la voix plus chevrotante qu’à l’accoutumée, « peut-être parviendrai-je à parler à celui de ma chère fille, mon enfant disparue… Fifi… »

 

« Aaaaaaaaah ! Sauve-toi ! » Largo sauta par-dessus les buis, et courut aussi vite que ses pattes le lui permettaient. Mais il avait perdu l’habitude de cavaler pour un oui pour un non aux Alpes en fête, si bien que ses membres ne le portaient plus comme jadis. Le Roux eut tôt fait de l’attraper par le collet, et de le soulever dans les airs. Tit Chat se débattit comme un beau diable, mais il était bel et bien prisonnier de son bourreau. Ce dernier ôta sa perruque d’un geste théâtral et bâillonnât de ce toupet sa victime. Les cheveux naturellement gris du Roux repoussaient déjà (Hors contexte, cette phrase paraît parfaitement incohérente ; d’où la nécessité de se replonger dans le lecture, captivante, des premiers volets de la série). On eut dit un moine, mais un moine malfaisant, dont l’âme aurait appartenu à Satan. « Tu vas mourir, vermine ! » murmura-t-til, de la voix la plus mauvaise qu’on n’eut jamais entendue. Il approcha sa lame du ventre blanc immaculé de Largo, terrifié. La pointe du couteau commençait à piquer la peau de l’infortuné. « Hey, mister Fouras ! I’m making crêpes Suzette ! Do you want to join us ? » Jayne Mansfield venait d’apparaître comme par magie. Que faisait-elle là, cette grue ? Largo profita de ce miracle inespéré pour se défaire de l’étreinte de son agresseur, le mordit à la cheville et partit se réfugier dans les bras de sa sauveuse, qui assistait à la scène sans y comprendre goutte, un peu saisie.

 

Fifi pleurait dans les bras de son père, comme un veau. Quelle émotion ! Elle qui pensait que sa mère l’avait vraiment faite toute seule. Elle découvrait, aujourd’hui, que son père n’était autre que Derrick. Petite Madame, elle, s’impatientait. « - Bon, c’est bien beau, cette petite scène, mais il ne faut pas rester là, monsieur Derrick. I mean, nous avons encore une longue route à faire, et c’est pas qu’on perd du temps ou bien que je veux me montrer impudente, mais faut bien dire qu’on pourrait déjà être dans le Tyrol, si vous ne nous aviez pas retardé autant. Donc on va se dire au revoir et à bientôt, d’accord ? Merci. Allez, viens Fifi, on s’arrache ! - Non ! Je ne quitterai plus jamais mon papounet ! - Oh, c’est bon dis, t’as bien vécu jusqu’ici sans lui, tu tiendras encore bien un petit peu ! Je te préviens, ma fille, les petites chéries à leur papa, perso, ça m’énerve grave ! - Je m’en fiche ! Je reste près de mon père ! - Monsieur Derrick, dites-lui vous que ce n’est pas raisonnable… - Désolé, Petite Madame, mais l’émotion m’étreint, je ne pourrai me séparer de ma fille à présent que je l’ai retrouvée. Emmenez-moi avec vous. - Navrée, mais c’est trop risqué ! Qui sait quel mauvais tour vous seriez capable de me jouer, sous vos air de vierge de tendresse des cœurs endurcis ? En outre, qui se porterait garant de votre bonne conduite ? - Moi ! » Celui qui venait de prononcer cette réplique tonitruante n’était autre que Harry Klein. « Et je viendrai aussi avec vous ! En route, chauffeur ! », ajouta-t-il. On entendit encore Petite Madame maugréer : « Pour qui se prend-t-il, le petit gros ? »

 

Le Roux se rua tel une furie sur Jayne Mansfield qui, pas plus éclairée que la seconde précédente sur les tenants et les aboutissants de cette agressivité inattendue, se demandait franchement quoi. « Mister Fouras, you are acting bizarre ! », dit-elle. Dans le doute, elle s’enfuit toutefois, Largo dans les bras. L’autre, son couteau de boucher brandi au-dessus de la tête, hurlait des trucs absolument incompréhensibles, mais relativement menaçants. On reconnaissait des mots comme : « étriper », « vider », « truie », « maudits », … Un beau florilège, quoi. Dans sa folle course-poursuite, Jayne parvint à prendre quelque distance. Elle descendait vers la route en direction du village voisin. Ce qui, d’un point de vue strictement logique, s’avérait aberrant ; il eut été plus intelligent d’aller au centre tout proche, et de se réfugier là auprès des gentils organisateurs qui disposaient d’un poste de sécurité dernier cri. Mais bon…

 

Soudain, en sens inverse, une voiture conduite par un lapin et deux personnes d’allure normale surgit. « Largo ! », hurla son tonton. Le chat reconnut immédiatement son maître, et se lança contre sa poitrine en ronronnant. Krikri s’approcha de Jayne Mansfield, manifestement en état de choc. « J’ai cru qu’il allait me couper la tête ! », braillait-elle entre deux sanglots. « Allons, allons », la rassura Krikri, « c’est finit maintenant, nous somme là, il ne peut plus rien vous arriver… » Mais Poilu souffla, le regard inquiet : « Je ne suis pas aussi optimiste que toi. Regarde par là… » De la colline dégringolait le Roux, armé cette fois non plus d’un couteau de boucherie, mais d’un bazooka. On ne rigolait plus. « Je vais vous exploser la tronche ! », vociférait-il en les pointant de son arme de destruction massive. « Ne bouge plus, Roux ! » Derrick se tenait derrière lui, les mains dans les poches. Il ne craignait rien. Il connaissait l’ascendant qu’il avait sur le meurtrier. « Mon maître… », balbutia ce dernier en se prosternant et en laissant s’échapper de ses mains le bazooka dont Poilu se saisit aussitôt.

 

Le jet qui emportait à son bord Petite Madame, Fifi, Harry Klein et Derrick venait d’atterrir non loin de là, et l’inspecteur préféré des mamies avait planté ses compagnons d’infortune là et piqué un sprint jusque là pour tenter d’arrêter le Roux. Comment savait-il qu’il était là ? Comment était-il au courant de ce qui se tramait en ces heures sombres ? Mystère. (Light above his head ; il est light, light comme l’air, léger comme la lumière…) « Non, mon bien cher rouquin, je ne suis pas ton maître. Je ne puis être le maître d’un suppôt du Malin (tombe dans le ravin). Je me suis rangé à nouveau du côté du bien, que jamais au grand jamais je n’aurais dû quitter. Et je t’offre la chance de me rejoindre, pour purifier ton âme… »

Jayne Mansfield, qui assistait à la scène en retrait, souffla à Krikri : « Do you know what is a bouillon ? » Derrick poursuivit sa diatribe : « Oui, mon Roux, viens avec moi, rejoins le côté pas obscur de la force… » L’assassin se sentait défaillir Son idole, une âme pieuse. Et puis après quoi ? Lio inhumée au Panthéon ? Mais allons ! Le reste de la compagnie venait d’arriver. Ils étaient tous là : Krikri, Poilu von Bouffi, Petite Madame, Largo, son tonton, Harry Klein, Jayne Mansfield, Bernard et Bianca, qui se promenaient par là après une session torride dans les foins d’une grange abandonnée non loin de la scène, Fifi Brindacier, et les fantômes de Concuela Margharita Tchitchi. « Je sais quels tourments t’assaillent, mon bon Roux, mais laisse le bon inspecteur Derrick te montrer la voie. Toute résistance serait par ailleurs inutile, et tu le sais très bien, parfaitement inutile. Et puis, le Roux, il y a une chose que tu dois savoir… I’m your father ! » Le Roux écarquilla les yeux, et prononça ces paroles mythiques : « Miiiiiin wé ? » « Oui ; mon fils, je suis ton père, tout comme pour Fifi Brindacier, ta sœur, your sister, deine Schwester, you know, yeaaaaaah, mmm, yeah… Viens, mon fils, viens près de moi, que nous formions, après tant et tant d’épreuves, une famille unie… » Le Roux s’avança. Il étreignit Derrick qui, tout à son bonheur, ne se rendit pas compte que l’autre ouvrait grande les mâchoires pour le mordre sauvagement à la jugulaire. C’est alors que le coup partit. Poilu von Bouffi n’avait pas hésité. Il avait armé le bazooka et tiré. Il ne restait plus de l’assassin qu’un tas de cendres fumantes. « Bon… Ben voilà… », articula Krikri. « - Y a rien à ajouter… », renchérit le tonton de Largo. « Si on rentrait manger des gaufres ? - Bonne idée ! », répondirent en chœur tous les autres. Harry Klein se précipita quant à lui pour soutenir l’inspecteur, suivi de Fifi. Il y avait comme de l’amour dans l’air, quelque chose de fort et de tendre entre la jeune fille et l’assistant de Derrick. « Ca va aller, Stefan ? Ja, mein treuer Harry. Tu sais, je n’aurais jamais voulu d’un fils meurtrier. Puis si ça tombe, c’était pas vraiment à moi, c’est ce que sa mère avait toujours prétendu, voilà tout. Et quand tu vois l’éducation que ce voyou avait reçue… Non, Harry, je ne suis ni triste, ni amer, ni même déçu. Ce serait parfaitement inutile, oui inutile, inutile. Sais-tu pourquoi ? Parce que tu es un peu comme un fils pour moi. » Et Derrick conclut, en admirant sa fille retrouvée : « De plus, j’ai retrouvé ma petite chérie, ma Fifi Brindacier à moi. Allons, Harry, reprenons nos enquêtes criminelles, comme avant, cela fera plaisir à tous les pensionnés d’Europe. »

 

THE END  (la vrai fin cette fois ! ^^)

31/07/2007

Poilu von Bouffi VS Le Roux IV - the final act (1/2)

Poilu von Bouffi VS Le Roux IV - the final act (1/2)

On l’attendait depuis longtemps, et le voici: l’ultime épisode des aventures de Poilu, Largo et consort. Douze épisodes, un inédit, du suspense, de l’émotion, de l’action… Franchement, c’est too strong !

Three months of questions, two days of answers… It’s all led up to this!

Lorsque le portable de Poilu vibra, tous se regardèrent, terrifiés. Le chemin jusqu’au Tyrol s’était avéré très éprouvant, et personne, pas même Krikri, d’habitude si sûre d’elle, n’avait prononcé un mot. Ou alors vraiment le strict minimum, car de temps en temps, rien à faire, il faut bien signaler au conducteur une envie pressante. Tout le monde connaît ça.
Poilu roulait donc à tombeau ouvert (Sur les autoroutes allemandes, on peut, pas partout mais il y a des portions d’autoroute où c’est autorisé…) donc, lorsque son téléphone retentit. Le tonton de Largo répondit :
« - Allo ? Petite Madame ?
- J’ai une information d’une importance capitale ! Ecoutez bien ceci ! Les foireux experts ont procédé à des analyses, à partir d’indices trouvés sur une enveloppe que j’ai en ce moment sous les yeux, et… »
La communication stoppa net. Le réseau dans les montagnes, évidemment, c’est parfois galère, et nos héros n’échappèrent point à la règle.
Quelle était donc cette information que Petite Madame avait tenté de lui communiquer ? Un rapport avec Largo, évidemment, mais lequel ? Qui ? Pourquoi ? Les nerfs tendus à se rompre, le tonton du petit chat hurla : « Plus vite, Poilu, plus vite ! »
Mais Poilu ne pouvait prendre le risque d’accélérer encore, dans cette route en lacets. Krikri, sur le siège passager avant, essayait en vain de re-contacter son hamster.

medium_qui_voila.JPG


Largo, dans sa paisible retraite alpestre, s’amusait joyeusement avec ses nouveaux petits camarades. Le matin, les gentils organisateurs avaient préparé une partie de : « Joue avec la pelote de laine », qui lui avait procuré un plaisir indicible. Ensuite, il avait profité d’un bain de lait de brebis, excellent contre la déprime. Tit Chat se sentait revivre, ici.
medium_perefouras.jpgA présent, il jouait à la manille en compagnie de Bernard et Biancamedium_bernard_et_bianca.jpg et de son très grand ami, le Père Fouras. Ce dernier ne le quittait plus, veillait sur lui comme une mère. Largo appréciait au-delà de toute mesure les intentions si délicates de ce vieil homme bon comme le pain.
« Quel temps merveilleux ! » Lança Bianca. « Idéal pour faire des galipettes dans le foin, n’est-ce pas, Bernard ? »
Son mari lui adressa un regard concupiscent qui en disait long. Il se leva, et, avec une fougue toute romanesque, empoigna son épouse.
« J’ai repéré une étable à quelques centaines de mètres d’ici, petite coquine… » dit-il, sirupeux.
Sur quoi les deux tourtereaux s’en allèrent, laissant seuls Largo et le Père Fouras…
Jamais une aussi belle occasion de se débarrasser de cet atroce félin noir et blanc ne s’était présentée à l’assassin depuis qu’il était arrivé dans ce centre de vacances débile. Et vas-y que je chante à la veillée autour d’un feu, et vas-y qu’on se balade tous sur les sentiers montagneux, et vas-y qu’on bouffe des fondues au fromage suisse jusque deux heures du matin tandis que tout le monde vomit dans les coins et qu’un tas de beaufs bourrés entament « la danse des canards »… Et le pire, c’est que Largo adorait ça ! Pour se ressourcer, qu’il disait. N’empêche que lui, le Roux (car sous les traits joviaux du Père Fouras se dissimulait ce monstre assoiffé de sang, le lecteur s’en souvient… Non, je préfère rappeler, parce que même les auteurs commencent à y perdre leur latin, ici !), avait dû se taper tous ces trucs à la mords-moi-le-chose uniquement pour gagner pleinement la confiance du félin. Et il commençait à en avoir marre, mais marre ! Inouï ! Du coup, ici, il jubilait. L’endroit où il se trouvait pour l’instant se situait loin du bâtiment central où les autres pigeons (encore eux) se vautraient dans des bains de chocolat Milka. Ici, personne n’entendrait ce chat de malheur crier tandis que la lame du couteau de boucher dissimulée le long de la jambe du psychopathe s’enfoncerait dans ses tripes palpitantes et fumantes…
« Mon petit Largo, que dirais-tu d’un nouveau jeu ? Tu en as assez de la manille, non ? »
Tit chat observa son ami avec bienveillance. Continuer à jouer aux cartes lui aurait plu, mais le Père Fouras s’était montré tellement bon avec lui. Comment refuser ? Il acquiesça en dodelinant de la tête.
« Hé bien, dans ce cas, adorable boule de poils, puisque tu es d’accord, nous allons nous prêter à un jeu un peu plus… piquant… »
Le timbre de la voix du vieil homme avait changé. Dans la tête de Largo, des signaux d’alarme s’allumèrent.

A Namur, Petite Madame pestait. Comment prévenir les imbéciles heureux ? Jamais ils ne pourraient reconnaître l’assassin, déguisé en inoffensif vieillard. Le rapport des foireux lutins, repartis par le premier vol ce matin pour Manhattan (Un audit interne de la Région Wallonne les accusait de détournements de fonds ; pour ne pas ébruiter le scandale, les instances de l’entité fédérée, après consultation de spécialistes en la question venus de Charleroi, avaient conclu qu’il valait mieux renvoyer cette bandes d’ivrognes chez eux, et basta ! « On en a marre des parvenus ! »), était formel : les initiales P.F. retrouvées sur la lettre envoyée à Fifi Brindacier faisaient référence au Père Fouras, l’une des autres idoles du fou roux. Un profiler de Boston s’était également penché sur le cas du serial killer, et avait émis les mêmes conclusions. Plus aucun doute n’était permis.
 
 
To be continued ...

30/07/2007

Poilu von Bouffi VS Le Roux III - Terreur dans les Alpes

Poilu von Bouffi VS Le Roux III - Terreur dans les Alpes

Alors que tous étaient en route pour sauver Largo de l'infâme ex-roux-actuellement-sans-un-poil-sur-le-cailloux, Petite Madame était restée au QG. Derrick était encore dans la place et il fallait quelqu'un capable de lui bondir dessus au cas où ... Le perfide vieillard leur avait déjà joué des tours à plusieurs reprises, il était de bon ton de se tenir sur ses gardes.
Et puis, mine de rien, Petite Madame est quelqu'un de très agile, capable de t'éclater la gueule avec un seul doigt, de se battre au samouraï étou étou ! Au camp d'entraînement dans les goulags de Sibérie, elle en avait étonné plus d'un ! ... Ouais enfin ... Ils sont tous morts et personne ne s'est jamais rendu compte qu'elle était too strong ... Alors, bref, Petite Madame était restée sur Namur ... Et elle en profiterait pour ranger un peu ...

Pendant ce temps, aux Alpes en Fête, Largo goûtait à un repos bien mérité !
L'accueil avait été des plus chaleureux ! Imaginez-vous : les nouveaux touristes à peine arrivés, les différents responsables du centre leur avait fait faire des photos de groupe et, pour détendre l'atmosphère, les gentils organisateurs avaient profité que ces naïfs prenaient la pause pour leur verser de l'eau dessus (eau aromatisée à la lavande, ça détend, of course) ! Après ça, tout le monde était devenu potes !
Ensuite, différents groupes avaient été formés, histoire que personne ne se sente seul pendant les diverses activités. Et le groupe de Largo avait l'air des plus sympatoches : lui-même (On peut dire qu'il s'appréciait assez bien !), une jeune bombasse blondasse nommée Jayne Mansfield (Dans la quatrième dimension, les morts ne sont plus morts et même, on leur rend leur tête …), un couple de jeune mariés Bernard et Bianca, et enfin un vieillard à la mine débonnaire, rayonnant de sagesse, le Père Fouras.

Première activité de la journée : séance de présentation.
« - Bonjour, je m'appelle Largo. (Tous en choeur : -Bonjour Largo !) Je viens de Namur, j'habite avec mon tonton. Je suis ici pour passer quelques vacances, car j'ai eu pas mal de problèmes ces dernières semaines (Tous en choeur : -Oooooh !) et j'avais besoin de me retrouver.
- Merci Largo. Vous pouvez l'applaudir s'il vous plaît. »

Clap clap clap their hands

« - Bonjour, je m'appelle Jayne Mansfield. (Tous en choeur: -Bonjour Jayne !) Je suis venu ici parce que depuis mon dernier film; je ne sais plus où j'en suis. (Tous en choeur: -Oooooooh) Je perds la tête ... Les drogues, l'alcool ... Et puis, j'ai pas envie de chanter ! Je veux juste faire des crêpes Suzette chez moi.
- Merci Jayne. Vous pouvez l'applaudir, s'il vous plaît. »

Clap clap clap their hands

« - Bonjour, nous c'est Bernard et Bianca (Tous en choeur: -Bonjour Bernard et Bianca !) Nous, c'est clair : on est trop des pervers et on veut faire les "dingues" dans le jacuzzi, dans le hammam étou étou.(Tous en choeur : ah aaaaaaaaaah !) Et donc on compte sur votre discrétion ou votre participation.
- On se revoit plus tard alors ! Merci, vous pouvez les applaudir, s'il vous plaît. »

Tonnerre de Clap clap clap their hands

« - Bonjour, je m'appelle Père Fouras. (Tous en choeur: -Bonjour Père Fouras !) J'ai longtemps vécu en France, dans un fort. Mais ces derniers temps, j'ai besoin de me reposer. Les 5837 marches qui mènent à ma chambrée sont assez fatigantes. Je n'ai plus 20 ans (Tous en choeur : -Oooooooh) et j'espère pouvoir retrouver une seconde jeunesse.
- Merci Père Fouras. Vous pouvez l'applaudir, s'il vous plaît. »

Clap clap clap their hands

Une fois la séance terminée, la troupe fut conviée à un repas qui se déroula dans une ambiance conviviale et bon enfant. On ne faisait jamais trop d'activités pour la première journée. Il faut laisser le temps au temps ...

Dès le début, Largo s'était tourné vers le Père Fouras. Il sentait qu’il devrait puiser dans la sagesse du vieillard pour comprendre ses erreurs passées et ne plus décevoir ses amis.
Mais comment, sous les traits inoffensifs du vieillard, le matou, candide, aurait-il pu reconnaître… Le Roux ! Oui, lui, le roi du déguisement, de la perfidie et de la tromperie ! Lui, qui au sortir de l’avion qui le menait de Namur aux Alpes, avait reconnu cet infect animal blanc et noir ! Aussitôt, sa soif de vengeance se réveilla. Et il suivit Largo. Il se travestît en Père Fouras, de manière à ne pas être reconnu, puis s’était arrangé pour se retrouver dans le même groupe que Tit Chat.
Or, voici qu’après le repas, le Père Fouras invitait Largo dans sa chambrette, où, disait-il, il avait des croquettes au jambon aromatisées à l’armagnac… Goinfre, le chat accepta.

A Namur, Petite Madame avait bien avancé ! Le QG brillait comme un sous neuf quand soudain ....
"Toc toc toc !" (Qui est là ? Qui qui frappe à ma porte ?) ... C'était Fifi ! (Wautt eu seuwpwaïse !)

Fifi était venue s'excuser de son comportement de tassepé sur le retour.
De plus, elle avait quelques informations à fournir. Elle avait reçu une lettre lui demandant de jouer ce rôle de distracteur en échange d'une somme plutôt intéressante : 10 000 € par mois, à vie !!!! Elle avait accepté, car elle avait besoin d'argent pour retrouver la trace de son père qui l'avait abandonnée à la naissance ....
Fifi tendit la lettre à Petite Madame : elle était signée P.F. !!!!!!!!!!!!!!!!!

Petite Madame devait prévenir sur le champ ses amis. Ces initiales allaient certainement les aider ! Après ça, elle irait interroger Derrick dans sa cellule ! Ce galopin devait savoir quelque chose !

Les foireux experts/lutins se mirent aussitôt au boulot ! Il fallait analyser cette lettre, tout devait y passer : analyse de l'écriture, analyse ADN, vérifier où avait été acheté le papier, où avait été postée la lettre ... Il y avait du pain sur la planche !

Alors que la bande d'imbéciles heureux approchait enfin des Alpes en Fête, le GSM de Poilu von Bouffi sonna. C'était Petite Madame qui avait une révélation susceptible de les intéresser ...

 

 

To be continued ...

29/07/2007

Poilu von Bouffi VS Le roux (hors série) - Document classé: X

Poilu von Bouffi VS Le roux (hors série) - Document classé: X

Une photo rare, à découvrir pour les fans de notre série au succès planétaire, au même titre que "Desperate Housewives" ou "Lost".



Le chef de la tribu des foireux lutins!

28/07/2007

Poilu von Bouffi VS Le Roux II - Instincts de base

Poilu von Bouffi VS Le Roux II - Instincts de base

Une semaine passa, avant que l’avion nach Bayern ne décolle, emportant au loin, vers le Tyrol, le petit minou de Largo. Son maître dépensa sans compter : billet en classe économique, où Tit chat recevrait lolo à volonté, croquettes au foie gras sur toast et jambon en croûte, servis par des hôtesses à la plastique impeccable. Voilà qui normalement préluderait à un séjour de remise en forme idyllique.
Privilégié, gâté pourri par son tonton, Largounet, ronronnant de félicité, ne vit pas, en classe touriste, le roux devenu gris. Celui-ci, coincé entre un gros Hamburger (C’est-à-dire un habitant de Hambourg, quoi !) et un Eskimo assez vulgaire, grinçait des dents de devoir côtoyer d’aussi près le bas peuple, cette masse malodorante, impure, idiote, mal dégrossie, puant les nouveaux riches. Qu’allaient-ils faire au Tyrol, parmi ces fiers Bavarois, frères de Derrick ? Le gourou du roux… « N’y pense pas, n’y pense pas ! » Comme il s’en voulait de l’avoir déçu. Les meurtrissures qu’il s’était infligées en se flagellant quotidiennement l’élançaient atrocement. Depuis que l’inspecteur allemand, le chouchou de nos mamies, lui niait la gueule, il ne lui restait plus que cette torture pour accepter, et payer ce qu’il estimait être son terrible pêché.

De l’autre côté, Largo s’éclatait comme une bête avec les hôtesses, qui le papouillaient avec force sourires. S’agissait-il d’un avant-goût de paradis ?

A Namur, le tonton du chaton s’activait pour combler l’absence de son compagnon. Krikri feuilletait le rapport de Poilu von Bouffi.
« Incroyable ! », conclut-elle en déposant le document sur la table, dépitée. « A croire que le sinistre individu a disparu de la circulation… Poilu a ratissé la ville comme jamais, et rien, rien, rien ! »
Soudain le téléphone retentit. Krikri prit la communication.
« Allo ? Oui… Oui… Quoi ? Nous arrivons ! »
Elle raccrocha et se retourna comme une furie.
« Pilou ! Les foireux lutins de Manhattan ont arrêté un suspect ! Viens, on fonce l’interroger ! »

La fille était jeune. Une petite vingtaine d’années, tout au plus.
Pilou s’assit face à elle. Elle tenait entre les doigts une Marlboro mentholée. Des volutes de fumée s’échappaient de ses narines. Dragonne rousse, elle dévisagea son interlocuteur. Derrière une vitre sans teint, Krikri observait la scène, tandis que les foireux lutins, morts pleins, tentaient en vain de rester dignes. L’un deux vomissait dans le sac de sa collègue.
« - Votre nom ? », demande de l’autre côté de la cloison le Pilou plus rudement qu’il ne l’aurait voulu.
« - Fifi Brindacier, pour vous servir, mon chou ! », répondit-elle, délurée.
« - Parents ?
- Astrid Lindgren, chéri.
- Père ?
- Ma mère a fait un bébé toute seule. »
Un long silence suivit. Pilou semblait déconcerté. Il reprit néanmoins :
« - Il est interdit de fumer, ici.
- Et qu’est-ce que vous allez faire ? M’enfermer pour fumage ? »
Fifi Brindacier se mit alors en peine de décroiser les jambes, qu’elle avait couvertes de taches de rousseur. Ca faisait un peu vulgaire, surtout que, pour autant qu’il puisse en juger, Pilou crût remarquer qu’elle ne portait pas de sous-vêtements, ce qui en été, peut s’avérer fort peu hygiénique.
Krikri déboula tout à coup, se jeta sur la fille, tira sur sa tignasse de manière à renverser son visage disgracieux vers l'arrière, la nuque tendue à l'extrême.
« Tu vas arrêter de faire la maligne, t’es con comme un cygne ? », hurla la Buritchelli.
La rouquine supplia qu’on la lâche.
A contre cœur, Krikri desserra son étreinte. « Tu vas nous dire où t’as planqué les corps ! »
« - Quels corps ? », interrogea Pilou. « Y a pas eu de meurtre, à ma connaissance…
- T’es demeuré, ou quoi, biesse d’aïl ? », rétorqua Krikri. « Et ton pichon ? »
« - Ah ouais… Mais en même temps, le corps, il est à la poubelle, paske j’allais pas le laisser flotter dans l’aquarium pendant cent ans. A ce propos, je vais sûrement recommencer l’aquarium. Je vais mettre des billes colorées dans le fond, avec des voiles de Chi…
- On s’en tape, de ton bocal à poissons, Pilou ! Nous, on veut la peau de celui qui a tué Concuela Margareta Tchitchi ! et cette Fifi Brindacier va nous dire tout ce qu’elle sait ! Hein, la rouquine ? »
Celle-ci sanglotait maintenant, comme tous les protagonistes de cette histoire idiote à un moment ou à un autre.
« Je ne sais rien… Je voulais juste me faire un peu de pub, passer dans les journaux pour relancer ma carrière, qui végète dans les choux depuis des années ! Moi aussi, je veux être star, chanter, danser, monter les marches à Cannes, tutoyer Brad Pitt ! », ânonnait Fifi Brindacier, au bord de la crise de nerf.



« Elle dit la vérité, Krikri… »
Tous se retournèrent. Celui qui venait de prononcer cette phrase, c’était Poilu von Bouffi, qui grâce à sa méthode Assimil, maîtrisait la langue de Molière avec aisance.
« Relâchez cette moins que rien, mes amis, et suivez-moi. », poursuivit le lapinou. « J’ai du concret. Et il y a urgence. »

Dans la salle de surveillance high-tech gérée par Petite Madame, la remplaçante de Piloute, Poilu von Bouffi se plaça devant un écran.
« Observez ! », dit-il. « Ces images ont été prises au Di près de la gare… »
Tous regardèrent les images défiler. Un drôle de vieillard, la démarche étonnamment souple, avançait vers le rayon des colorations.
« Maintenant, écoutez bien… »
Des baffles situés des deux côtés de l’écran sortit une voix lugubre : « Une fois planqué dans le Tyrol, je pourrai me teindre les tifs à nouveau. On m’aura oublié, ici à Namur… »
Tous comprirent aussitôt. Le tonton de Largo se liquéfia.
« - Mon Dieu ! Dans le Tyrol… Le rouquin va à nouveau s’en prendre à mon chat ! Poilu, fais quelque chose !
- Tous à la Poilu-mobile, nous fonçons vers la Bavière ! », déclara celui-ci.
 
 
To be continued ...

27/07/2007

Poilu von Bouffi VS Le Roux - La relève

Poilu von Bouffi VS Le Roux - La relève

Après l'échec cuisant de la précédente opération, Poilu s'était juré qu'on ne l'y reprendrait plus !

Pour quoi passaient-ils tous maintenant ? Les foireux lutins, malgré leur excellente réputation, s'étaient montrés ... foireux ! Largo avait raté son coup ... Haaaaaa, c'est facile de faire peur aux souris en peluche, mais quand il s'agit d'attraper un roux ... Gaston, y a plus per-son !
Et c'est sans parler de leurs maîtres ... Ils ont beau être gentils, donner plein de croquettes et de poutoux ... à part papoter et "réfléchir", que faisaient-ils ? Des virées au ciné !!!! Ca, pour faire les malins crackers Belin au ciné, ils sont forts !

Heureusement, lui, Poilu était là ... (aussi modeste que Hercule Poirot !)

Le téléphone sonna soudain ... C'étaient les urgences de la citadelle ! Dame Piloute y avait été admise dans un état critique ...

Toute la troupe se rendit au chevet de la malheureuse pour la soutenir dans ces moments difficiles ... (ils sont venus, ils sont tous là ....) Mais le docteur Ross des Urgences avait peu d'espoir ... Tous étaient là ... réunis autour de Dame Piloute (elle va mourir la mamaaaaaaaaa !) ...
C'est peu après 19h00 que survint le drame ... Dame Piloute n'était plus ...

Poilu se jura alors qu'il devait venger cette brave dame ! Il fallait que son âme repose en paix !!! Le roux allait en baver ! Il allait souffrir ! Il allait payer son crime ... cher ... très cher ... Poilu enrageait ! Il élaborait un plan ...

Le lendemain, les foireux lutins (Les Experts, là, une fortune que les paie la Région Wallonne, plus cher que la F1 !), firent une découverte capitale, grâce à leur microscope high-tech 3D et tout ce qu’on veut : le roux se teignait les cheveux ! En réalité, il était grisonnant ! Une avancée capitale venait de voir le jour. Heureux, la bande de foireux s’offrit un magnum de champ et claquèrent quelques milliers d’euros au casino de Namur ; ils voulaient aller à Ostende en jet, mais Poilu von Bouffi avait pensé à planquer les clés, histoire d’économiser un peu de kérosène.

Deux jours plus tard, un nouveau membre fit son entrée dans l'équipe. Vedior Intérim avait envoyé une nouvelle collaboratrice aux références assez intéressantes : Petite Madame. Ses connaissances en informatique et en logistique comparative des molécules carboniques allaient être d'une précieuse aide (moooooon préécieuuuuuuuuuuux…) !
Petite Madame conçût en outre un tout nouveau dispositif de mouchards haute technologie pour Poilu. Il avait imaginé d'aller chez Di les dissimuler dans le rayon "coloration". Le faux rouquin devait bien se fournir quelque part ...

De son côté Largo avait été envoyé dans les alpages, pour se ressourcer un peu. Il devait reprendre ses esprits et être à nouveau prêt à intervenir le plus rapidement possible ! Au programme : sauna, hammam, massage aux croquettes de jambon, partie de badminton, piscine (sans eau, c'est un chat !) et promenade dépaysante en groupe de 5, histoire de lier de nouveaux contacts ... Le centre "les alpes en fête" proposent également des soirées détente pour la modique somme de cinq cent quatre-vingt-quinze francs ! Tous les détails se trouvent dans la brochure (disponible sur le site: www.lesalpesenfete.com).

Hélas nos infortunés héros ignoraient les projets de fuite de leur ennemi mortel… Un ennemi qui préparait son départ dans le Tyrol… dans les Alpes. Inconscients, ils envoyaient Largo à une mort… certaine !

Mais tout cela, c'était sans savoir que l'infâme roux avait coupé ses cheveux ... Qui allait se méfier du vieillard boiteux ?

 

 

To be continued ...

26/07/2007

Largo VS Derrick VIII - Cuivré ou acajou

Largo VS Derrick VIII - Cuivré ou acajou

Il était une fois, en la capitale d’une région vallonnée au passé industriel riche mais aujourd'hui ruinée, un être dont les cheveux chatoyants avaient naguère fait sa fierté. Mais Dame Nature, cruelle, à coup de saisons inexplicablement rapides, de pluies, de gels, de canicules, eut tôt fait de transformer le flamboyant rouquin en un vieillard poivre et sel. Genre Thierry Lhermitte, un peu…
Alors vint à l’esprit du roux une idée, pour masquer cette offense du temps : les teindre… (Parce qu'il le valait bien!)

La décision n’avait pas été facile à prendre, dans la mesure où cette opération souillait son corps, qu’il se devait de maintenir pur. Mais impossible de se résoudre à priver son aura du feu émanant de sa toison capillaire. Cette malédiction de cheveux gris !
Néanmoins, aujourd’hui, la calamité allait le servir. La police, la bande à Pilou et Krikri et la presse recherchaient âprement un malfaiteur roux. Or justement, il n’avait plus fait sa teinture depuis longtemps, et il y avait des repousses. Se saisissant d’une paire de ciseaux, il se mit en peine de couper sa tignasse à ras. Les mèches tombaient sur le sol, tandis que le monstre se muait en une sorte de moine grisonnant.
Lorsqu’il s’admira dans la glace, il fut choqué de découvrir quelqu’un de nouveau. Méconnaissable…
« Cherchez le roux, à présent, cherchez… »

 

 

To be continued ...